Chaque fois qu’un joueur québécois de talent semble disponible, son nom finit automatiquement par être associé au Canadien. Et cette fois-ci, c’est Alexis Lafrenière qui alimente les discussions.

Sur papier, l’idée est facile à vendre.

Un ancien premier choix au total. Un ailier offensif. Un Québécois. Un joueur encore jeune qui pourrait exploser dans un nouvel environnement.

Mais quand on regarde le portrait au complet, le dossier devient beaucoup moins séduisant.

Oui, Lafrenière vient d’égaler son sommet personnel avec 57 points. Sauf qu’à ce stade-ci de sa carrière, on parle quand même d’un joueur qui n’a toujours pas réussi à devenir une vraie vedette capable de changer l’allure d’un match soir après soir.

Et surtout… est-ce que Montréal est vraiment l’endroit idéal pour un joueur qui cherche justement à relancer sa carrière?

On connaît la réalité ici. La pression est immense. Encore plus pour un Québécois repêché aussi haut qui arrive avec des attentes énormes. Le parallèle avec Jonathan Drouin risque inévitablement de revenir dans les discussions.

Ensuite, il y a le fit hockey.

Le Canadien cherche avant tout un centre capable d’épauler Nick Suzuki dans le top-6. Lafrenière est un ailier.

Le CH semble aussi vouloir ajouter davantage de robustesse à son attaque. Même si Lafrenière joue avec intensité par moments, il n’a jamais été reconnu comme un véritable attaquant de puissance.

Et finalement, il y a le prix.

Son contrat de 7,45 M$ par saison pour encore plusieurs années représente un engagement majeur pour un joueur qui demeure difficile à projeter.

Le talent est là.

Mais pour le Canadien, ce n’est peut-être simplement pas le bon timing… ni le bon profil.

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