Depuis quelques années, les Canadiens de Montréal vivent avec une réalité bien particulière : le report des bonis à la performance sur la masse salariale de la saison suivante.
Ce phénomène n’a rien d’un hasard. Il s’explique surtout par la présence de nombreux jeunes joueurs productifs sous contrat d’entrée, combinée à l’utilisation fréquente de la liste des blessés à long terme (LTIR).
Quand une équipe dépasse le plafond en raison de la LTIR, elle ne peut plus absorber les bonis de ses recrues dans la masse salariale actuelle. Résultat : ces montants sont automatiquement reportés à l’année suivante.
Dans le passé, les cas de Carey Price et Shea Weber avaient déjà contribué à cette situation. Cette saison, un dossier comme celui de Patrik Laine a eu un impact similaire en compliquant davantage la gestion salariale du club.
Au total, quatre jeunes joueurs ont généré des bonis importants : Ivan Demidov (1 M$), Oliver Kapanen (500 000$), Lane Hutson (400 000$) et Jacob Fowler (80 000$). Cela représente 1,98 M$.
Comme le CH termine la saison à seulement 45 588$ du plafond, la pénalité reportée s’élèvera à 1 934 412$ sur la masse de 2026-2027.
Pour le directeur général Kent Hughes, cela représente un défi de plus à gérer. Heureusement, la hausse anticipée du plafond salarial offrira un peu plus de flexibilité.
À long terme, l’organisation pourrait briser ce cycle en limitant l’usage de la LTIR. Mais dans l’immédiat, ce compromis reste logique.
Après tout, mieux vaut payer des bonis à un jeune talent comme Demidov aujourd’hui que de devoir lui offrir un contrat massif dans quelques années.

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