Depuis le début de cette série entre le Canadien et le Lightning, l’intensité est au rendez-vous. Même lors d’un match un peu plus calme, comme celui d’hier, il suffit de quelques secondes après un sifflet pour sentir que la tension est toujours bien réelle entre les deux formations.
Et quand ça brasse, deux noms reviennent souvent : Josh Anderson et Scott Sabourin.
En fin de troisième période, les deux joueurs se sont encore retrouvés au cœur de l’action après un arrêt de jeu. Rien de majeur, mais assez pour rappeler que Sabourin tente clairement de déranger Anderson depuis son arrivée dans la série.
Sauf que cette fois, le numéro 17 du CH n’a pas mordu.
Questionné après la rencontre, Anderson a même affirmé qu’il n’avait « pas vraiment remarqué » Sabourin sur la glace. Une déclaration qui peut faire sourire considérant leur altercation, mais qui démontre surtout une chose : il refuse d’embarquer dans le jeu du Lightning.
Et c’est probablement la meilleure décision qu’il pouvait prendre.
Sabourin est utilisé dans un rôle bien précis : provoquer, déranger et faire dérailler l’adversaire. Mais jusqu’ici, l’impact est limité. Avec seulement 3:44 de temps de glace dans un match qui s’est rendu en prolongation, son utilisation soulève des questions.
En réalité, cela revient presque à jouer avec 11 attaquants, une stratégie risquée en séries éliminatoires.
L’entraîneur Jon Cooper devra rapidement décider si ce pari vaut encore la peine, surtout avec son équipe qui tire de l’arrière dans la série.
Parce que pendant que Sabourin tente de provoquer, Anderson, lui, joue pour gagner. Et pour l’instant, c’est clairement cette approche qui rapporte.

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