Contre toute attente, le Québec ne vivra pas une première historique peu enviable. Pendant une bonne partie de la saison, tout indiquait qu’aucun joueur de la province ne parviendrait à se hisser parmi les 100 meilleurs pointeurs de la LNH — un scénario impensable il y a encore quelques années.
Finalement, deux noms sont venus sauver les meubles.
Anthony Mantha, porté par une séquence offensive spectaculaire de 35 points à ses 36 derniers matchs, a terminé la saison avec 64 points en 81 rencontres, bon pour le 71e rang du circuit. De son côté, Alexis Lafrenière a profité d’une fin de saison en force pour se glisser de justesse dans le top-100, au 100e rang avec 57 points.
Sur papier, le Québec évite donc l’embarras. Mais dans les faits, la tendance demeure inquiétante.
La 71e position de Mantha représente la troisième pire performance pour le meilleur pointeur québécois en une saison dans l’histoire moderne de la LNH. Plus troublant encore : il s’agit d’une quatrième saison consécutive sans aucun joueur québécois parmi les 50 meilleurs marqueurs du circuit.
Un recul qui contraste fortement avec les décennies précédentes, où les talents offensifs de la province occupaient régulièrement le haut des classements.
Chez les défenseurs, Mike Matheson a mené le groupe avec 37 points, tandis qu’une blessure a freiné l’élan de Thomas Chabot, qui aurait pu s’approcher du plateau des 45 points.
Fait intéressant, le nombre total de Québécois dans la LNH demeure stable. Avec 58 joueurs ayant disputé au moins un match cette saison, la moyenne des dernières années est respectée.
Mais la quantité ne compense plus la qualité au sommet.
Le Québec produit encore des joueurs… mais de moins en moins de vedettes.

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