Le débat revient chaque année, mais les chiffres de la saison 2025-2026 viennent confirmer une tendance lourde : le Québec est toujours bien représenté dans la LNH… sans toutefois dominer l’élite.
Au total, 58 joueurs québécois ont disputé au moins un match cette saison, un chiffre parfaitement dans la moyenne de la dernière décennie. Depuis 2012-2013, la province fournit environ une soixantaine de joueurs par année, avec un sommet de 65 en 2022-2023 et un creux de 53 en 2015-2016. Bref, la présence est stable.
Mais là où le bât blesse, c’est au sommet de la pyramide.
Le meilleur pointeur québécois cette saison, Anthony Mantha, a récolté 64 points. Un total respectable… mais loin des standards des grandes vedettes de la LNH. Aucun Québécois ne s’approche du plateau des 90 ou 100 points, autrefois atteint par des joueurs comme Martin St-Louis ou Vincent Lecavalier.
Même constat derrière lui : Alexis Lafrenière (57 points) et Mavrik Bourque (41 points) mènent la relève, mais sans encore s’imposer comme des superstars incontestées.
Chez les défenseurs, Mike Matheson et Kristopher Letang continuent de produire, mais ils représentent davantage une génération établie que l’avenir.
En réalité, le Québec produit toujours des joueurs utiles, polyvalents et capables de jouer des rôles importants. Mais les marqueurs élites, ceux qui changent le cours d’une saison, se font rares.
Ce n’est donc pas une question de quantité… mais bien de qualité au sommet.
Et tant que cette tendance se maintiendra, le Québec restera présent dans la LNH — sans pour autant y dicter le rythme.

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