Pendant qu’à Montréal, certains rêvent déjà de voir Alexander Zharovsky débarquer plus tôt que prévu, la réalité en Russie est tout autre. Son entraîneur avec le Salavat Ioulaïev d’Oufa, Viktor Kozlov, a lancé un message clair… et il risque de refroidir bien des partisans.
Selon lui, le jeune attaquant est loin d’être prêt pour la LNH.
« Dans mon livre à moi, il a besoin d’au moins une autre année », tranche Kozlov, sans détour.
Le mot “au moins” est important. Car derrière cette déclaration se cache une inquiétude bien réelle : la fameuse deuxième année, souvent fatale pour les jeunes joueurs. Kozlov craint que Zharovsky ralentisse ses efforts après une première saison prometteuse dans la KHL.
Et pourtant, les chiffres impressionnent. Avec 42 points, il a établi un record pour un joueur de moins de 19 ans dans la ligue. Mais pour son entraîneur, le problème est ailleurs : le physique.
Zharovsky est encore considéré comme “un enfant dans une ligue d’hommes”. Le message est clair : il doit gagner en puissance, en masse musculaire, et surtout apprendre à s’imposer dans les duels. Ses difficultés en séries, notamment contre le robuste Lokomotiv de Iaroslavl, ont exposé ses limites.
Même l’idée de le voir libéré plus tôt, comme Ivan Demidov ou Matvei Michkov, semble peu réaliste. Contrairement à eux, Zharovsky a encore une saison complète à écouler sous contrat en Russie.
Pendant ce temps, à Montréal, l’espoir demeure… mais il repose davantage sur la patience que sur un miracle.
Car une chose est certaine : si Zharovsky veut atteindre la LNH, il devra mériter chaque pouce de glace.

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