En pleine série éliminatoire contre le Canadien de Montréal, les Maple Leafs de Toronto ont tenté un mouvement pour le moins audacieux — et franchement douteux sur le timing.
Selon Elliotte Friedman, l’organisation torontoise a approché le Lightning de Tampa Bay afin d’obtenir la permission de discuter avec leur directeur général, Julien BriseBois. Réponse immédiate : non.
Refus catégorique.
Dans les faits, ce genre de situation est loin d’être inhabituel. Une équipe ne laisse pratiquement jamais partir son DG vers un rival direct pour un poste équivalent, encore moins en plein cœur des séries. Mais ce qui fait jaser ici, ce n’est pas le refus — c’est l’audace (ou le désespoir) des Leafs.
Parce que oui, aller cogner à la porte de Tampa en pleine bataille contre Montréal, ça en dit long.
BriseBois n’est pas n’importe qui. Depuis 2018, il a bâti une machine de hockey : deux Coupes Stanley consécutives, une présence constante en séries et une fiche dominante de 380-189-49. Exactement le type de dirigeant que Toronto n’a jamais réussi à stabiliser.
Mais en tentant ce coup-là, les Leafs exposent surtout leur propre réalité : une organisation en perte de repères.
Après une saison catastrophique — 28e au classement général, différentiel de -46 et une séquence de sept défaites pour finir — le chantier est immense. Et les options envisagées n’inspirent pas nécessairement confiance.
Le plan B? Un duo potentiel Mats Sundin – John Chayka.
Sur papier, ça intrigue. En réalité, ça soulève plus de questions que de réponses. Sundin n’a aucune expérience en gestion, tandis que Chayka traîne encore l’ombre de son départ controversé en Arizona.
Toronto cherche un sauveur.
Mais sans vouloir faire un vrai reset organisationnel, ça ressemble davantage à une tentative de colmater une fuite avec du ruban adhésif.
Et ce genre de stratégie, dans la LNH d’aujourd’hui, ça ne pardonne pas.
